Royal lève le pied

Royal lève le pied
Les rangs se sont clairsemés. Les soutiens politiques aussi. Mais la ferveur se lit encore sur le visage des supporters de Ségolène Royal qui ont ressorti des cartons les calicots de la campagne présidentielle pour l'occasion. Samedi dernier au Parc de la Garenne à Melle, la présidente de Poitou-Charentes a fait sa rentrée politique. Tranquillement. Oubliée la frénésie de juin, le festival de déclarations à l'emporte-pièce. L'ex-candidate entend désormais prendre son temps. Ce temps qui; selon elle, lui a tant fait défaut pendant la campagne. Plus question de motions, de congrès, ni de candidature... Le paysage socialiste s'est décanté à la faveur d'un été calme.
Ses principaux rivaux ont choisi l'exil ou le silence. «Je ne suis en compétition avec personne», a-t-elle plusieurs fois répété. On a envie d'ajouter : faute de combattants. «Les vacances lui ont permis d'y voir plus clair et de digérer sa défaite», assure un de ses proches. «Je ne suis pas dans la nostalgie de la campagne présidentielle», tient- elle d'ailleurs à préciser. Signe du changement : dans son discours de samedi, Ségolène Royal a troqué ses habituelles envolées lyriques pour des propos de fond. L'ex-candidate a dessiné les contours de sa vision de la rénovation, mis le doigt sur deux «faux débats» qui ont pollué sa campagne (la relation des socialistes au marché et la place de l'individu dans la société) et même esquissé un début de mea culpa. «J'ai parfois improvisé», a-t-elle ainsi reconnu devant ses partisans qui n'en demandaient pas tant.
Apaisée sans doute, plus isolée aussi, la présidente de Poitou-Charentes qui se cherche un bureau à Paris sait que pour exister il lui faudra intervenir régulièrement. «Sur l'avenir plus que sur le passé», l'enjoint Jean-Louis Bianco. Là est le prochain défi de Ségolène Royal : tourner la page de la présidentielle sans refermer le livre pour autant.

# Posté le jeudi 30 août 2007 07:08

Chevènement défend Royal

Chevènement défend Royal
Jean-Pierre Chevènement monte au créneau pour défendre Ségolène Royal, cible de nombreuses critiques au sein du PS : « Je trouve d'abord peu élégant de taper à bras raccourcis sur une candidate qui a quand même fait 47 % des voix, soit 17 millions de suffrages », a-t-il déclaré hier dans une interview au « Parisien ». La suite du plaidoyer est plus surprenante : « Ségolène Royal a fait une campagne courageuse, elle a su résister victorieusement à l'offensive pro-Bayrou menée de l'intérieur même du PS par les Gracques, Michel Rocard, Bernard Kouchner et quelques autres », déclare-t-il, oubliant la main tendue de la candidate au président du Modem entre les deux tours de la présidentielle. Pour l'avenir, « la gauche est à refaire », souligne-t-il : « Ce qui a manqué au PS en 2007, comme en 2002, c'est, outre une analyse solide de la globalisation, un projet à la fois original et crédible pour la France. La gauche doit à la fois assumer la nation et «penser mondial». »

# Posté le jeudi 30 août 2007 07:30

segolene royal 2007

j'aime bien cette vidéo elle retesse tout ce que ségolène a fait durant cette année
kesk vs en pensez?

# Posté le jeudi 30 août 2007 09:31

vidéo faite par moi meme

cette vidéo est faite par moi meme je l'ai poster sur youtube
c'est la chonson officiel de ségolène royal avec un montage vidéo perso
kesk vs en pensez?

# Posté le jeudi 30 août 2007 12:31

Royal "très déçue" par les annonces de Sarkozy devant le MEDEF

Royal "très déçue" par les annonces de Sarkozy devant le MEDEF
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal s'est dite "très déçue" jeudi par les annonces économiques de Nicolas Sarkozy devant l'université d'été du MEDEF, invitant le chef de l'Etat à "sortir de l'inaction et de ce mouvement apparent".

"Nous sommes très déçus" et "très inquiets", a-t-elle déploré au terme de la réunion des présidents de régions socialistes qui se tient chaque année à l'hôtel de ville de La Rochelle (Charente-Maritime). "Nous pensions qu'au bout de cent jours, le gouvernement avait la capacité d'annoncer des réformes précises, des engagements financiers tangibles".

"Nous attendions avec beaucoup d'impatience le discours du président de la République" et "nous attendions des réponses extrêmement précises destinées à améliorer la vie de nos concitoyens", a souligné celle qui n'est plus que présidente de la région Poitou-Charentes.

"Ce que nous attendions du chef de l'Etat, c'est des annonces concrètes sur des sujets extrêmement urgents en cette rentrée", a-t-elle développé, citant les aides économiques aux petites et moyennes entreprises (PME), et "dans ce domaine nous n'avons rien entendu". Elle a également évoqué la relance de l'innovation et de la recherche, mais "le compte n'y est pas". Enfin, elle espérait "des annonces financières concrètes pour l'université" suite à la loi sur l'autonomie votée cet été.

Ségolène Royal a donc déploré "le flou", "l'inertie" et "l'inaction" de son ex-rival pour l'Elysée Nicolas Sarkozy, brocardant "l'illusion de mouvement, l'illusion de l'accumulation des discours et des commissions". Elle l'a pressé d'assumer ses "responsabilités" et de "sortir de l'inaction et de ce mouvement apparent".

L'ex-candidate a par ailleurs montré du doigt la proposition de la présidente du MEDEF Laurence Parisot de relever de 60 à 62 ans l'âge de la retraite. "Le principal problème, c'est le taux de chômage très élevé des salariés de plus de 50 ans. Ce type d'annonce idéologique n'est pas sérieuse", a-t-elle tempêté.

La réunion des présidents de régions socialistes se tenait comme de coutume à La Rochelle à la veille de l'ouverture de l'Université d'été du PS, dont Ségolène Royal doit prononcer le discours inaugural vendredi après-midi. Selon son entourage, elle n'assistera pas dimanche au discours de clôture du Premier secrétaire François Hollande, son ex-compagnon à la ville.

# Posté le jeudi 30 août 2007 14:14