Royal, décidée "à redémarrer", ne créera pas de courant au sein du PS

Royal, décidée "à redémarrer", ne créera pas de courant au sein du PS
SÉGOLÈNE ROYAL n'aura pas laissé François Hollande faire sa rentrée tout seul avant les autres socialistes. L'ancienne candidate, en maillot de bain, lunettes de soleil, se baignant dans la mer Méditerranée, a fait la une, hier, du Journal du dimanche. En juillet, elle s'était indignée de la parution de photos similaires, en une de Paris Match, son avocat ayant dénoncé alors un « voyeurisme vulgaire ». Une semaine avant son discours de rentrée dans son fief de Melle (Deux-Sèvres) samedi, Ségolène Royal, « apaisée » et « requinquée », a livré quelques confidences au JDD. « J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour rebondir, redémarrer », dit-elle en reconnaissant des « dysfonctionnements et des erreurs » dans sa campagne. « Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, des déséquilibres. »


«Une étrange défaite»


Le JDD dévoile aussi le titre provisoire du livre que Ségolène Royal publiera à l'automne chez Grasset : Une étrange défaite. Un titre qui rappelle celui de l'ouvrage de l'historien Marc Bloch, L'Étrange Défaite, sur la déroute de l'armée française en 1940. Pour Ségolène Royal, la page des divisions internes semble tournée : « Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue », assure-t-elle. Décidée à « réinvestir » le champ politique, Ségolène Royal se rendra en septembre à la fête de l'Unita en Italie. Elle a aussi prévu un déplacement au Québec.


Alors que, au lendemain de l'élection présidentielle, elle voulait clairement prendre la tête du Parti socialiste, elle temporise désormais, jugeant le congrès « lointain » : « Je ne suis pas du tout dans ces stratégies. » Pas question en tout cas de créer un « courant » au sein du PS. « J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant ? »
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# Posté le mardi 28 août 2007 09:31

Modifié le jeudi 30 août 2007 07:20

le grand role de ségolène royal

le grand role de ségolène royal
Interrogée par Libération sur la rénovation du PS, la jeune députe Aurélie Filippetti estime que le renouveau du parti socialiste passe par Ségolène Royal, promise à "un grand rôle". "Mais elle doit continuer à garder toute sa liberté d'expression. Le PS ne doit ni l'enfermer ni oublier ce qu'elle a capitalisé, rappelle la protégée de l'ex-candidate à l'élection présidentielle. Elle estime également que "pour le moment, l'essentiel est d'ouvrir portes et fenêtres, d'associer des personnes extérieures, chercheurs, associatifs et de créer une ébullition intellectuelle et politique pour reconstruire la gauche moderne".

# Posté le mardi 28 août 2007 09:35

rentrée a melle

rentrée a melle
Royal fait sa rentrée politique samedi, Montebourg et Valls dimanche.


RÉNOVER, oui mais encore... À la fin du week-end, on en saura peut-être davantage sur ce qui se cache derrière cet objectif revendiqué par beaucoup. Presque tous ceux qui ont l'ambition de bousculer le PS font leur rentrée, à une semaine de l'université d'été de La Rochelle.


Aujourd'hui, Ségolène Royal réunit ses amis et ses partisans à Melle, dans son ancienne circonscription des Deux-Sèvres. L'ancienne candidate a promis de revenir sur la présidentielle et de tracer des perspectives d'avenir pour la gauche. Demain, les partisans de la révolution interne, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Gaëtan Gorce, ont rendez-vous à Frangy-en-Bresse, où le député de Saône-et-Loire organise chaque année sa rentrée.


Approfondir «les intuitions»


Le trio de ces «royalistes» en quête d'autonomie sera accompagné d'autres députés qui ambitionnent aussi d'incarner la nouvelle génération socialiste : Philippe Martin, proche de Laurent Fabius, Aurélie Filippetti, proche de Royal, et Sandrine Mazetier, proche de DSK.


De Melle à Frangy, ce sont surtout ceux qui ont contesté, à un moment ou un autre et à des degrés divers, le calendrier du premier secrétaire François Hollande qui sortent de leur silence. Mais ils promettent de participer cependant aux forums organisés par le numéro un du PS à la rentrée, même si c'est « sans illusion », explique Gaëtan Gorce. Le calendrier et le processus de rénovation du parti seront à l'ordre du jour du premier bureau national de rentrée, mardi prochain.


Pour la plupart des « royalistes », l'enjeu actuel serait «d'approfondir» les intuitions et les pistes ouvertes par la candidate lors de la présidentielle. L'ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco cite par exemple le concept «d'ordre juste». Les partisans de Ségolène Royal insistent aussi sur la méthode à poursuivre: «La démocratie participative». «Mais trois mois de campagne n'ont pas permis d'accoucher d'un corps de doctrine», regrette le maire de Ris-Orangis Thierry Mandon, proche d'Arnaud Montebourg. Le travail a été «trop tardif, trop précipité», juge le député de Saône-et-Loire, qui se revendique en «pionnier» de la rénovation.


Dans une tribune, hier dans Libération, le député du Gers Philippe Martin est pessimiste : «Persuader les Français de l'utilité de la proposition socialiste, les convaincre de nous faire à nouveau confiance relève de l'exploit.»

# Posté le mardi 28 août 2007 09:43

Pour sa rentrée politique, Ségolène Royal prône la patience

Pour sa rentrée politique, Ségolène Royal prône la patience

Ségolène Royal a prôné la patience lors de sa rentrée politique samedi dans son ex-circonscription de Melle (Deux-Sèvres), renonçant pour l'heure à partir à l'assaut de la direction du PS, tout en avançant ses pions sur la rénovation du parti.


Anticipant d'une semaine la rentrée des socialistes le week-end prochain à l'université d'été à La Rochelle, l'ex-rivale de Nicolas Sarkozy à la présidentielle a critiqué celui-ci de manière très sélective. Elle l'a crédité d'"une sincère volonté de réforme" tout en lui reprochant son "immobilisme", à l'inverse de ses camarades qui lui reprochent "une accentuation" de la politique libérale.

"Je n'hésite pas, je prends mon temps, ce n'est pas pareil", a-t-elle confié aux journalistes en marge de son discours.

La "Fête de la rose" des Deux-Sèvres, à laquelle ont participé 1.500 personnes environ, avait été minutieusement préparée: un autocar a convoyé la presse entre Poitiers et Melle, tandis qu'un site internet avait été monté pour favoriser la venue des partisans de Mme Royal. Un car avait pris la route dans le Vaucluse, d'autres dans le Rhône.

Blouse bleu pâle sur une jupe noire, Ségolène Royal, rentrée bronzée de longues vacances, était entourée de ses proches: une dizaine de personnes dont son ex-directeur de campagne Jean-Louis Bianco ou la députée Michelle Delaunay, vainqueur d'Alain Juppé aux législatives de juin.







Dès le début d'un discours-fleuve (1H30), elle a mis les choses au point. "Je ne suis en compétitition avec personne. C'est un travail collectif de longue haleine qui commence", a affirmé la présidente du Poitou-Charentes.

L'ex-candidate, qui s'est dite "animée d'une volonté très solide et sereine", renonce donc pour le moment à partir sabre au clair à la conquête du parti de son ex-compagnon François Hollande, ambition affichée le soir même des législatives.

Depuis ce scrutin, Mme Royal a commis une série d'erreurs, ce qui a fait chuter sa popularité, Dominique Strauss-Kahn la devançant dans plusieurs sondages.

A Melle, elle a prôné de profonds changements dans le fonctionnement du parti, en termes cependant très généraux. Grâce à un parti "ouvert" et nombreux, elle veut en finir avec "des règlements de comptes inutilement brutaux suivis de synthèses parfaitement illisibles."

Sur les idées, Mme Royal a tenu un discours très social-démocrate que ne renierait pas DSK, admettant que pendant sa campagne elle avait "parfois improvisé". "Il faut être très clair sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas financer à chaque étape", a-t-elle soutenu.

La "dame blanche" s'est dite "sidérée" que les socialistes aient "peur de l'affirmation de l'individu" ou contestent le rôle du marché dans l'économie.

"Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire", a-t-elle lancé. Quant à "l'équilibre entre le collectif et l'individuel, la gauche a donné le sentiment qu'elle l'oubliait". "Cela ne doit plus jamais arriver", a-t-elle lancé.

A Nicolas Sarkozy, elle a reproché essentiellement de "ne pas préparer la France à relever les défis de la mondialisation". "Annoncer la réforme n'est pas l'accomplir", a-t-elle critiqué.

Un ton en dessous de sa colère contre le candidat UMP lors du débat télévisé du 3 mai, Mme Royal s'est particulièrement animée à l'évocation des nouvelles mesures de lutte anti-pédophilie promises par Nicolas Sarkozy, rappelant qu'il avait été quasi constamment ministre de 2002 et 2007.

Dans son opposition, la gauche doit être "percutante sur les propositions et les critiques". "Nous n'avons pas besoin de caricaturer ce qui n'a pas besoin de l'être", a-t-elle dit.


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# Posté le mardi 28 août 2007 09:53

rentrée politique offensive pour la socialiste Ségolène Royal

rentrée politique offensive pour la socialiste Ségolène Royal
L'ex-adversaire socialiste de Nicolas Sarkozy à la présidentielle française, Ségolène Royal, a fait samedi une rentrée politique offensive en attaquant le président et le gouvernement, y compris sur la politique étrangère.
Relevant que les chiffres de croissance, après 100 jours d'exercice du pouvoir par M. Sarkozy, étaient décevants, elle a jugé que les réformes à même de relancer l'économie n'avaient "pas été entreprises", dénonçant notamment une politique fiscale "qui donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu, et rien à ceux qui n'ont rien". Mme Royal s'en est aussi prise aux méthodes de M. Sarkozy, notamment aux mesures annoncées à chaud sur les pédophiles récidivistes après l'enlèvement et le viol d'un garçonnet, critiquant l'annonce de nouvelles lois qui "cartonnent dans les sondages" alors qu'il faut surtout selon elle assurer la mise en application de la législation existante et "repenser la justice". Mme Royal a également vivement attaqué Nicolas Sarkozy sur sa politique étrangère, critiquant notamment son discours à Dakar en juillet lors duquel il a délivré selon elle des "leçons de gouvernance" et "des propos humiliants sur l'homme africain". (GFR)

# Posté le mardi 28 août 2007 09:56