désir d'avenir

désir d'avenir
Ségolène Royal s'est construite sans le Parti Socialiste, en gagnant la primaire au PS par l'extérieur, en créant "Désirs d'avenir" et en jouant la stratégie des militants contre les éléphants. Alors que l'échec de la présidentielle devait signifier la fin de cette association, Ségolène Royal en a décidé autrement. En l'absence de courant au sein du PS, elle souhaite désormais faire de Désirs d'avenir son outil pour conquérir le Parti.




# Posté le mardi 28 août 2007 09:19

stratégie

stratégie
De l'Elysée à la conquête du PS : la nouvelle stratégie de Ségolène Royal
Désirs d'avenir s'appuie sur 700 comités locaux qui continuent d'organiser des débats participatifs. Il y a eu 6000 réunions avant et pendant la campagne présidentielle. Ségolène Royal avait créé Désirs d'avenir pour gagner l'élection. Le mouvement aurait pu s'éteindre après sa défaite. En réalité, Désirs d'avenir est désormais un outil pour aider Ségolène Royal à s'emparer de la direction du Parti Socialiste. L'association est en pleine expansion avec déjà 17 000 adhérents alors que la nouvelle campagne d'adhésion vient à peine de commencer. Les membres de Désirs d'avenir veulent influencer le parti et le changer de l'intérieur. Ségolène Royal considère Désirs d'avenir comme un lieu de réflexion, un laboratoire d'idées et d'ouverture sur la société. Des citoyens qui ne sont pas membres du PS peuvent venir débattre et le fruit de ces débats sera mis à la disposition du PS pour venir enrichir la réflexion. A terme, les membres de Désirs d'avenir qui ne sont pas encore adhérents au PS ont vocation à le devenir pour soutenir Ségolène Royal dans la prise de contrôle du Parti. L'objectif est bien de changer le parti de l'intérieur, d'infiltrer le PS pour en prendre les commandes.



Les risques de la stratégie de contournement du PS
La stratégie de Ségolène Royal, c'est de percuter le parti de l'extérieur, en jouant l'opinion contre l'appareil. Sans véritable réseau ou courant à l'intérieur du Parti Socialiste, elle s'en construit donc un à l'extérieur du PS en jouant la carte des militants contre les éléphants. Mais depuis sa défaite, Ségolène Royal a brûlé les étapes en laissant entendre qu'elle pourrait briguer le poste de premier secrétaire, être candidate à la candidature socialiste en 2012 et en expliquant sa défaite par un projet socialiste peu crédible, notamment avec la généralisation des 35 heures et le Smic à 1500 euros. La baisse de sa cote de popularité révèle les risques de sa stratégie : à force d'être extérieur au parti, Ségolène Royal finit par s'isoler. Comment prendre les commandes d'un parti dont l'organisation et les cadres sont tant dénigrés par l'intéressée ? Tel est le dilemme que doit résoudre Ségolène Royal qui reste persuadée que le soutien des militants compte plus que tout.

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# Posté le mardi 28 août 2007 09:20

défaite

défaite
Ségolène Royal compte réinvestir le champ politique
20/08/2007
Dans un entretien au JDD, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle 2007 fait sa rentrée médiatique et se dit prête à réinvestir le champ politique. Elle tiendra sa "première intervention publique" le 25 août, soit une semaine avant l'université d'été du PS à la Rochelle.

Ségolène Royal compte ainsi jouer un "rôle important" dans le processus de rénovation du PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", indique-t-elle. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour mieux rebondir, pour redémarrer. Lorsque j'étais en Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient la femme debout, comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui". Elle prévoit, en outre, de se rendre en Italie, le 9 septembre, pour la fête du quotidien de la gauche L'Unità, ainsi qu'au Québec et aux Etats-Unis, au mois d'octobre.

Enfin, elle devrait faire paraître un ouvrage cet automne, qui pourrait s'intituler "Une étrange défaite".

# Posté le mardi 28 août 2007 09:23

erreurs

erreurs
Ségolène Royal reconnaît avoir commis des erreurs durant la campagne de l'élection présidentielle mais entend les
dépasser pour reprendre son combat au sein du parti socialiste.



"Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. Il y a eu
des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir", dit l'ancienne candidate socialiste dans des déclarations rapportées
par le Journal du dimanche.



"C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle", ajoute-t-elle.



Après des vacances aux Antilles, elle doit faire sa rentrée politique samedi prochain dans son fief des Deux-Sèvres, une semaine après
son ancien compagnon François Hollande, premier secrétaire du PS, qui a donné une prem ière conférence de presse ce samedi à Toulon.



Concernant son différend privé avec ce dernier, père de ses quatre enfants, dont elle s'est séparée avant la campagne, l'ex-candidate ne
s'exprime que peu, et évoque des dialogues avec ses enfants.



"Nous avons beaucoup parlé entre nous. L'équilibre familial s'est réorganisé autrement et s'est peut-être même renforcé", dit-elle.



PAS DE NOUVEAU COURANT



La candidate entend toujours obtenir des dommages et intérêts des auteurs du livre "La femme fatale", les journalistes Ariane Chemin et
Raphaëlle Bacqué, auxquelles elle reproche d'avoir partiellement dévoilé ses problèmes personnels, qu'elle a pourtant elle-même rendu
publics le soir du second tour des législatives de juin.



Les électeurs socialistes n'ont appris qu'une fois les élections achevées que leur candidate, qui déclarait vouloir faire campagne en
"femme libre", en maintenant son indépendance par rapport au principal parti d'opposition, avait demandé au premier secrétaire du PS de
quitter leur domicile commun avant la bataille électorale, lui reprochant une liaison.



Ségolène Royal assure vouloir dépasser ses différends politiques avec les principales figures du PS. "Le temps n'est plus aux règlements
de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", dit-elle.



Elle n'entend pas créer de nouveau courant au sein du PS. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je
m'enfermer dans un courant ?".



"Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne
m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui", dit-elle.



François Hollande a déjà annoncé qu'il quitterait son poste de premier secrétaire au prochain congrès du parti en 2008.


# Posté le mardi 28 août 2007 09:25

la nouvelle ségolène royal

la nouvelle ségolène royal
La nouvelle Ségolène Royal


Délivrée de toute amertume, l'ex-candidate à l'élection présidentielle va se battre pour rénover le Parti socialiste. Pour le JDD, Ségolène Royal évoque sa famille, ses vacances, fait son autocritique sur la présidentielle et parle de ses projets pour le PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", dit-elle. Confidences...


C'est une Ségolène Royal "requinquée", "ressourcée", "apaisée" qui fera sa rentrée politique samedi prochain à Melle dans les Deux-Sèvres, endroit "tranquille et symbolique" où elle se sent protégée. Comme chez elle. L'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a volontairement peu donné de ses nouvelles pendant l'été. Elle a profité de cette coupure indispensable pour se remettre physiquement et psychologiquement de la dureté de la campagne, de l'épreuve du résultat du second tour, et de ce qu'elle qualifie pudiquement de "reconstructions personnelles".

Expression qu'elle utilise pour évoquer, sans la nommer, sa séparation, intervenue avant l'été, d'avec François Hollande, le père de ses quatre enfants, avec lesquels elle a tenu à passer toutes ses vacances. Comme soudée à ses petits devenus grands (la dernière, Flora, est largement adolescente), elle coule, en ce moment, ses derniers jours de vacances dans la maison familiale de Mougins où elle prend plaisir à cuisiner, recevoir des amis à déjeuner et profiter sans retenue de ces heures d'intimité.

Des "reconstructions" qui, confie-t-elle, lors des rares occasions où elle accepte d'abandonner le masque du sourire et de la maîtrise de soi, lui ont permis, à elle comme à ses enfants, de crever un abcès formé depuis de trop longs mois et de repartir sur des bases claires. "Nous avons beaucoup parlé entre nous. L'équilibre familial s'est réorganisé autrement, et s'est peut-être même renforcé." La trêve estivale l'a "définitivement délivrée de l'amertume". Elle admet avoir souvent pensé à cette phrase de Nietzsche : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts."

"Le temps n'est plus aux règlements de compte"

Beaucoup plus prolixe en revanche sur sa vie publique, la présidente de la région Poitou-Charentes a choisi avec soin la date du 25 août pour sa première intervention publique, qui se fera à l'issue d'un pique-nique informel, une semaine exactement avant les universités d'été de La Rochelle. Elle sait qu'elle y est très attendue. En décidant de parler avant le traditionnel rendez-vous de La Rochelle devenu l'an dernier, par sa seule présence, un véritable "barnum", elle sait que l'attention ne se focalisera pas, cette fois, sur sa seule personne. La présidente de région interviendra à ces universités, en tant que puissance invitante, dès l'ouverture des travaux, le vendredi 31 août, entourée des cinq nouveaux députés socialistes de Poitou-Charentes. Elle a prévenu ses proches qu'ensuite elle se ferait discrète.

Des proches qu'elle n'a cessé de consulter, le plus souvent au téléphone, tout au long de l'été. Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Sophie Bouchet-Petersen, François Rebsamen bien sûr, mais aussi Gaëtan Gorce ou Aurélie Filippetti. Débarrassée, délivrée même de la campagne présidentielle, un carcan qu'elle avoue ne pas avoir toujours bien « maîtrisé », faute de recul et d'expérience, Ségolène Royal a l'intention, désormais, de maîtriser son calendrier. "Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, les déséquilibres. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir. C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante, et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle."

Si elle se rendra à l'étranger où elle est beaucoup demandée, ses voyages seront comptés : à ce jour, un déplacement est prévu, le 9 septembre, en Italie, à l'occasion de la fête du quotidien de gauche, L'Unità ; un autre suivra au Québec au milieu du mois ; peut-être un troisième encore aux Etats-Unis, en octobre. Totalement prête à "réinvestir" pleinement le champ politique, Ségolène Royal n'est, pour autant, pas pressée. Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". Son entourage est prévenu : "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue."

"Une ligne moderniste, éclairée et rassembleuse"

L'ouvrage, à paraître cet automne aux éditions Grasset (dont le titre - encore provisoire - pourrait être Une étrange défaite), ne sera surtout pas un livre revanchard ou amer. Bien au contraire. Mais une réflexion qu'elle espère "honnête" sur les points forts et les points faibles de sa campagne. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour mieux rebondir, pour redémarrer." Parce qu'elle a le sentiment d'avoir vécu une aventure exceptionnelle avec les Français, une aventure qui lui a apporté de la densité, de la maturité et le cadeau si précieux qu'a été "leur espoir et leur confiance", l'ex-candidate à l'élection présidentielle regarde le futur congrès du PS, dans un an, avec détachement.

Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant ?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français.

D'ici au congrès socialiste - un horizon encore "lointain" pour elle -, elle compte, en tout cas, travailler dur. Entourée de sa petite équipe d'experts économiques et internationaux : Pierre Moscovici, le banquier Matthieu Pigasse, l'économiste Thomas Piketty, Bruno Rebelle pour les questions écologiques auxquelles elle s'intéresse tout particulièrement. Sur tous ces sujets, elle s'emploiera à proposer des idées neuves. En phase avec l'évolution de la société, des idées qui constitueront progressivement un corpus idéologique, une ligne politique "moderniste, éclairée et rassembleuse". Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens.

Convaincue que les nouveaux adhérents du PS gagnés en 2007 attendent autre chose que des vieux sujets mille fois ressassés, Ségolène Royal ne regrette pas le départ de ceux qui n'ont pas résisté aux sirènes de l'ouverture sarkozyste. "Au contraire, cela crée un appel d'air." Un appel d'air qu'elle a bien l'intention d'utiliser à son profit. Foi de Ségolène. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui."

# Posté le mardi 28 août 2007 09:28